Pierre-Antoine Gourraud présente les données synthétiques comme le futur de la médecine de précision. Il s’agit de données anonymes, simulées par ordinateur à partir de situations réelles, qui permettent d’enrichir les bases d’apprentissage sans violer le secret médical ni l’intimité des patients.
Ces données de « fiction » offrent trois avantages majeurs :
- Éthique : elles respectent le serment d’Hippocrate en ne nécessitant pas l’accès à la vie privée des individus.
- Correction des biais : elles permettent de générer artificiellement des cas sous-représentés (femmes, minorités, cas rares) pour entraîner des algorithmes plus justes et plus robustes.
- Solidarité : elles transforment la donnée de santé en un bien commun, permettant à chaque citoyen de bénéficier des avancées du collectif.
Nous verrons comment l’usage de ces données pourra devenir une norme, non pas par imposition technologique, mais par une revendication citoyenne : le droit d’être comparé à des références fiables pour améliorer son propre diagnostic et soin, et pour d’autres usages concernant les données sensibles dans les domaines militaires ou gourvernementaux.
